Pageflip ou magazine feuilletables, difficile de s’y retrouver
Les magazines feuilletables sont à la mode dans le monde des collectivités territoriales et la plupart des grandes collectivités ont abandonné le magazine téléchargeable en PDF pour un feuilletage (les terme varient : ebook, emag, magazine feuilletable, feuilletage…) en ligne réalisé en Flash. Force est cependant de constater qu’il, est difficile de s’y retrouver dans les multiples offres qui fleurissent sur la toile. Y compris gratuites puisqu’un site comme issuu ou calaméo (en français) propose de publier gratuitement son ebook. Celui ci reste cependant hébergé chez issuu qui se rémunère par la pub. Par ailleurs ces feuilletage gratuits sont pas ou peu personnalisables. Coté offres payantes, c’est un peu la jungle avec une multitude de systèmes le plus souvent propriétaire - est généré un ensemble de fichiers que l’on ne peut plus modifier. Comment choisir , outre le prix (facturé à la page ou à l’ebook) il y a les fonctionnalités : zoom sélectif ou non, menus, téléchargement du PDF, insertion de média dans l’ebook (son, vidéo…)… Mais à force de « charger » l’ebook en fonctionnalités, on risque de faire une sorte de mini site dans le site, avec un contenu peu lisible et assez compliqué à utiliser. Ma recommandation est donc plutôt d’opter pour la simplicité et un magazine qui privilégie esthétique et lisibilité des contenus. Enfin, dernier point et non des moindres : le décret accessibilité des sites web vient d’être publié : accessibilité et flash font très mauvais ménage aussi va t il devenir indispensable de proposer plusieurs versions de l’ebook : PDF (qui peut être travaillé en accessibilité), HTML ou encore audio (quoique la voix de synthèse c’est un peu bof…
Une liste de prestataires suivra bientôt…
Web 2.0 et collectivités : un cocktail à modérer
La ville de Toulouse vient d’annoncer la mise en ligne prochaine d’un site web 2.0 (voir l’info)… Derrière le “mot valise” à la mode se profilerait un site où les internautes toulousains pourraient créer leur propre espace web et échanger, dialoguer, y compris avec de la vidéo. Ce type d’initiative me laisse toujours assez sceptique : je ne suis pas certain que les élus ait beaucoup à gagner d’aller sur le terrain des Facebook, Twitter et autres Youtube. Car sans parler des moyens financiers qu’il faut pour mener ce genre de projet, il y a surtout la question de la modération. Au delà des risques de violation des nombreuses législations en vigueur (sur les propos racistes, les droits d’auteur en passant par les liens vers des sites interdits) et à venir (cf. Hadopi), il y a en effet le problème de modérer sans censurer. Quand on voit les rapports difficiles de la blogosphère avec les municipalités, ce n’est pas un scoop que de dire que le terrain est glissant. Bon courage aux futurs modérateurs…
Sainté : un webzine réussi
La Ville de Saint-Étienne a relooké son magazine municipal. Sainté mag remplace désormais “Aujourd’hui Saint-Etienne” et se veut plus proche des Stéphanois et de son agglo. Je n’ai pas vu sa version papier mais la version web www.saintemag.fr est en tous cas une réussite esthétique. Développé sous Spip, le site tire très bien parti des fonctionnalités que d’une version online : diaporama, blog du maire (dommage on peut écrire au maire mais pas laisser un commentaire…), agenda régulièrement mis à jour, RSS.
Hadopi : enfin une bonne nouvelle
En cette période de morosité voila une nouvelle qui fait plaisir : le rejet de la loi antipiratage, la fameuse loi Hadopi par les députés, grace à une opération bien montée… Certes, il ne faut se leurrer, le projet de loi devrait revenir (Le 28 avril) devant les parlemntaires et il est peu probable qu’il soit abandonné. Mais voila un projet de loi qui commence bien mal son long chemin vers sa mise en oeuvre. Car une fois adopté, le côté opérationnel de l’usine à gaz s’avère compliqué : entre les délais pour mettre en place l’Hadopi, les systèmes de tracking des “pirates” et - surtout - le dispositif technico-financier qui permettra aux FAI de mettre entre parenthèses des abonnés triple-play… le parcours de cette loi s’annonce semé d’embuches A regarder ce qui s’est passé pour la DADVSI… il n’est pas certain qu’il résiste à l’ensablement.
Une collectivité sur second life, pour quoi faire…
Le Cantal, le Jura, le pays basque ou encore Rennes ont désormais leur « ile » sur Second life. Je dois dire que ce genre d’initiatives me laisse vraiment sceptique. Certes cela fait branché et dans le vent, certes cela permet de nouer des contacts avec des internautes plutôt jeunes et qu’une institution aura du mal à toucher par des canaux habituels (presse, web institutionnel)… Mais bon les statistiques me laissent assez froid : En janvier, 3 400 visiteurs de 37 nationalités ont découvert le département via Second Jura parait-il… et alors pour quoi faire ? Un russe se faisant passer pour une espagnole a rencontré une congolaise dans une fromagerie ? Non vraiment je nevois pas bien l’intérêt de ce type de dépense. Quel est au juste le retour sur investissement ? Ne serait-il pas plus « rentable » pour une collectivité d’investir massivement dans le référencement de ses sites touristiques et surtout - car il y a énormément à faire dans ce domaine - dans la création de sites touristiques véritablement multilingues. Oui, je sais c’est moins fun et plus couteux… mais non vraiment autant je comprends que certaines institutions et sociétés (les agences de renseignement, des entreprises de R&D…) s’intéressent à 2nd life pour repérer des geeks autant les collectivités, j’attends toujours les arguments.