La complexité administrative ne se réglera pas en réduisant le nombre de sites
Parmi les annonces du rapport Riester (voir mon papier sur le blog TIC) la presse s’est beaucoup fait l’écho de la « nécessité » de réduire le nombre de sites internet publics (plus de 10 000) et le rapport propose même que l’Etat donne l’exemple en divisant pas 10 le nombre de ses sites. Voila une proposition emprunte de beaucoup de faux bon sens et qui est très démagogique. Comme si la simplicité passait par la réduction du nombre de sites. Quand on voit la difficulté a se retrouver sur un site « unique » comme celui de la commission (Europa), on peut dire tout de suite que ce n’est pas une recette miracle. Ergonomie, utilisabilité, clarté de la charte graphique et du vocabulaire employé : oui et c’est mentionné dans le rapport. En revanche diminuer le nombre de site (sauf a la marge et en sanctionnant ceux qui ne sont pas mis a jour), cela semble assez utopique, sauf à réduire considérablement le nombre de services et d’administrations (un serpent de mer qui fait partie des poncifs des changements politiques)
J’ai en fait été frappé lors de la conférence de presse qu’on parle aussi peu de référencement. Que l’Etat investisse massivement dans la SEO (search engine optimization) de ses principaux sites, s’intéresse aux mots clefs et expressions utilisées par les internautes, professionnalise ses webmestres, achète des mots clés… ça ce serait une bonne idée. Aujourd’hui le moyen d’accéder à l’administration sur internet, c’est surtout et avant tout GOOGLE. A cet égard juste une remarque, le tout nouveau portail proxima mobile n’est même pas organisé avec des url naturelles…