Archive pour la catégorie ‘Administration électronique’

Allo France ? ne quittez pas, nous recherchons votre correspondant…

Il y avait déjà eu le bug du Géoportail – le Google maps version IGN –  saturé dès le jour de son ouverture au grand public. La leçon de ce bug retentissant n’a visiblement pas été tirée. www.france.fr, la vitrine web de la France ouverte le jour de la fête nationale, vient en effet de remettre ça : aujourd’hui 21 juillet il est encore impossible d’accéder au portail censé vanter les atouts de la France au monde entier… et d’expliquer qu’il y a « un problème de configuration des serveurs » et « qu’un audit de l’ensemble des systèmes » a été entrepris pour permettre la réouverture du site « dans les plus brefs délais ». En termes d’image TIC de l’Hexagone, on fera court en disant que l’effet est tout simplement désastreux. Et tout ça pour 1,6 million d’euros.

Des CMS labellisés, car adaptés aux communes

Heureuse initiative que celle d’Artesi avec son dispositif Webpass, car il est bien difficile pour une petite commune ou une intercommunalité de faire des choix technique parmi la foultitude de CMS/ logiciels de gestion de contenus du marché quand on est une petite structure, sans compétence informatique et web pointue. L’agence TIC francilienne sélectionne en effet, parmi les solutions proposées par les prestataires ayant l’habitude de travailler avec les communes ou les intercommunalités, celles qui répondent à un cahier des charges élaboré par l’agence. Ces CMS sont généralement des solutions élaborées à partir de CMS libres (Drupal, Typo 3, Joomla, eZpublish…) qui ont été adaptées par une société de services informatiques pour répondre aux besoins spécifiques des collectivités (administration électronique, process de validation…). La liste des solutions labellisés Webpass est disponible ici.

Rouen.fr, une architecture de site vraiment orienté usager

La ville de Rouen a mis en ligne un nouveau site internet qui me parait très intéressant dans son architecture. Le site résout en effet le dilemme que se posent beaucoup de collectivités entre valorisation de l’actualité (culturelle/ action politique), ou accès aux services pratiques (formalités…). Sur la plupart des sites, l’accent est mis sur l’actu et l’accès aux services se fait via des liens insérés ça et la dans la page d’accueil et/ou un menu classique. Le résultat est que les internautes ne trouvent pas ce qu’ils cherchent comme j’en fais souvent l’expérience.

Pour faciliter la vie de l’internaute, le site de Rouen propose deux pages d’accueil : arrivé sur Rouen.fr, le bandeau du haut propose, en gros 2 accès : « l’actualité » ou « Mairie en ligne », la page par défaut portant sur l’actu.

- Une page d’accueil nommée « l’actualité » a un traitement assez classique :  une « Une 4 en 1″ (4 photos légendées + lien) et un agenda, les contenus orientés vie locale, mais qui restent peu nombreux avec une forte différenciation graphique.

- Une page « mairie en ligne« , qui liste – tout simplement et sans aucune fioritures en tête de page (zone qui s’affiche sans scroll) – les formalités les plus demandées par les internautes avec un accès direct (état civil, emménagement…)Suivent ensuite un accès aux coordonnées/ adresses des services municipaux, des guides et autres contenus pratiques. Un seul souci dans cette mise en page : l’efficacité.

Voila un site intéressant car visiblement il a été tenu compte des requêtes des internautes dans les moteurs de recherche et il n’est pas un pur produit du service communication : on recherche l’efficacité du service public. On souhaiterait voir davantage de sites comme celui-ci….

La complexité administrative ne se réglera pas en réduisant le nombre de sites

Parmi les annonces du rapport Riester (voir mon papier sur le blog TIC) la presse s’est beaucoup fait l’écho de la « nécessité » de réduire le nombre de sites internet publics (plus de 10 000) et le rapport propose même que l’Etat donne l’exemple en divisant pas 10 le nombre de ses sites. Voila une proposition emprunte de beaucoup de faux bon sens et qui est très démagogique. Comme si la simplicité passait par la réduction du nombre de sites. Quand on voit la difficulté a se retrouver sur un site « unique » comme celui de la commission (Europa), on peut dire tout de suite que ce n’est pas une recette miracle. Ergonomie, utilisabilité, clarté de la charte graphique et du vocabulaire employé : oui et c’est mentionné dans le rapport. En revanche diminuer le nombre de site (sauf a la marge et en sanctionnant ceux qui ne sont pas mis a jour), cela semble assez utopique, sauf à réduire considérablement le nombre de services et d’administrations (un serpent de mer qui fait partie des poncifs des changements politiques)

J’ai en fait été frappé lors de la conférence de presse qu’on parle aussi peu de référencement. Que l’Etat investisse massivement dans la SEO (search engine optimization) de ses principaux sites, s’intéresse aux mots clefs et expressions utilisées par les internautes, professionnalise ses webmestres, achète des mots clés… ça ce serait une bonne idée. Aujourd’hui le moyen d’accéder à l’administration sur internet, c’est surtout et avant tout GOOGLE. A cet égard juste une remarque, le tout nouveau portail proxima mobile n’est même pas organisé avec des url naturelles…

Pour s’y retrouver dans les offres web collectivité

de plus en plus de prestataires proposent des offres de site packagées aux collectivités locales, petites communes et intercommunalités en particulier. Ces collectivités disposent rarement de compétences dans le domaine du web, la plupart ayant une direction informatique pour le moins allégée et une seule personne à la com’ . Pour les élus, il n’est cependant pas toujours facile de s’y retrouver dans ces offres qui comprennent généralement à la fois un outil de gestion de  contenu (CMS), un hébergement, des briques de services optionnelles (demande d’acte d’état civil, agenda, comarquage avec Service-public.fr…) et une formation. Aussi saluera-t-on l’initiative d’Artesi Ile de France (l’agence TIC francilienne) qui a entrepris de labelliser les offres internet collectivités du marché. Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a pas de tableau comparatif des offres… Mais peut-être que cela viendra.

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