Archive pour la catégorie ‘Réseaux sociaux’

Twitter bouscule l’Assemblée

La « formation » des parlementaires au web 2.0 organisée par NKM se révélerait-t-elle trop efficace ? Twitter fait en tout cas un « carton » chez quelques députés. L’outil est il est vrai idéal pour ceux qui s’ennuient en réunion et veulent écorner l’image du député godillot suiveur et discipliné… Sur les sujets chauds comme Hadopi, la taxe carbone (dont il avait annoncé l’abandon) ou le drame footballistique national, le député UMP Lionel Tardy est ainsi particulièrement loquace. Trop au gout de ses pairs : après s’être fait confisqué son mobile lors de l’audition de Raymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes par la commission des affaires culturelles (organisée théoriquement à huis clos…) le président de l’assemblé a décidé de mettre Twitter a l’ordre du jour du prochain bureau de l’AN. Les députés se feront-ils déposséder de leur smartphone avant d’entrer en réunion ou va-t-on désigner des « community managers » pour harmoniser la com’ des députés sur Twitter ?

Mon Twitter mode d’emploi

Pas si facile de twitter… autant sur Facebook on a l’impression d’être de plain pied dans le web 2.0 après s’être juste inscrit, avoir invité son carnet d’adresse et mis une photo de sa personne… Ensuite, même si on ne met pas à jour son profil, ses « amis » sont là pour animer sa page sans qu’on ait grand chose à faire…Pour Twitter, c’est une autre histoire.

D’abord c’est pas si facile de savoir qui suivre (follow). Certes y a les grands classiques, genre suivre les membres du gouvernement, Bill Gates ou Britney Spears mais bon faut pas s’attendre, surtout de la part de cette dernière, à avoir des informations vraiment intéressantes. Ensuite faut éviter les bavards qui twittent à tout va avec des « suis en panne dans le métro » ou « l’amendement 214 a été adopté »… A cet égard les journalistes pro ne sont pas des garanties. Quand aux institutions, comme les collectivités locales, elles se bornent le plus souvent à annoncer les mises à jour de leur site et les événements à venir. Mais bon, tout ca pour dire que si je n’avais pas une petite idée des spécialistes TIC qui ont des choses intéressantes à dire dans mon domaine j’aurais eu bien du mal à savoir qui suivre…

Ensuite c’est bien de papoter mais pour quel public ? il s’agit en effet de recruter des « followers ». Sur ce sujet on trouvera plein de recettes miracles surtout du coté des blogs outre atlantique. Mais bon c’est souvent douteux. On pourra par exemple s’abonner systématiquement aux tweets des autres (avec des techniques dignes du spam) car c’est quasi mathématique on vous explique : plus on suit, plus on est suivi. Vive les moutons ! Dans les techniques plus intéressantes on signalera le fait de répondre à des tweets de personnes ayant beaucoup de followers : on aura alors des chances, si on dit des choses intéressantes, d’être repéré et suivi. Autre tactique, mettre des hashtags comme #LOPPSI ou #ACTA pour indiquer le thème que l’on traite et apparaitre plus facilement dans les recherches faites sur Twitter. Mais le rêve en fait, c’est la catastrophe. Si vous êtes le premier à parler d’un séisme, d’un accident, d’une histoire croustillante sur un « people », là c’est le succès garanti… mais bon, et après faudra les alimenter vos 100000 followers.

Mais bon je m’explique mieux cette statistique assez décevante : Twitter compterait 75 millions d’utilisateurs. Cependant 20 % des fils créés n’auraient aucun abonné et en décembre, seuls 17 % des utilisateurs ont posté un message…

Les bonnes manières sur Facebook… et la question des données perso

Une vidéo amusante sur ce qu’il vaut mieux éviter sur Facebook, en particulier en matière d’étalage de sa vie privée. A recommander aux ados.

Drupal/WordPress : la guerre des CMS n’aura pas lieu

Je suis allé à la Cantine entendre un débat sur les avantages respectifs des CMS Drupal et WordPress. WordPress (utilisé pour ce site ;-) ) aurait le vent en poupe, laissant derrière lui les Typepad et autres Blogspot (plateformes de blog propriétaires). Mais surtout, il permet de faire tout autre chose que de simples blogs. Ainsi, le site de la Gazette des communes est géré sous WP. Un choix qui n’aurait posé aucun problème d’usage aux journalistes de la Gazette, pas forcément très technophiles. Son atout essentiel serait l’ergonomie et la simplicité de son backoffice / module de mise à jour (je confirme : c’est simple). Mais attention à ne pas vouloir faire autre chose que du contenu éditorial (articles, brèves, insertion de vidéos, photos…). Certes, maintenant avec les « pages statiques » et les multiples plugins on peut faire d’autres choses, mais pas n’importe quoi non plus : WP n’est par exemple pas du tout adapté pour faire du e-commerce. Enfin, dernière évolution et non des moindre avec Buddypress, WP se transforme en outil de création de réseaux sociaux. L’agence 22mars travaille ainsi essentiellement avec cet outil et a fait le site LesDemocrates.

Coté Drupal, l’usine à gaz pour techos serait de l’histoire ancienne : les dernières versions sont davantage orientées utilisateur, mais il reste une « boite a outil » avec des fonctionnalités, des modules très riches mais qui exigent le recours à un mécano pour être orchestrés,  mis en œuvre. Il gère néanmoins des sites de contenu tout à fait important dont rue89 et la Maison Blanche. Il est également utilisé pour créer des réseaux sociaux comme la toute nouvelle Coopol du PS créée par l’agence la Netscouade.

Comment choisir ? la réponse ne sera jamais simple. Une seule solution : bâtir un solide cahier des charges détaillé – quels besoins, qui mettra à jour, quelles fonctions indispensables, souhaitées, implantées à terme…-  en se faisant éventuellement aider par un consultant. il reviendra alors aux prestataires proposer le CMS libre le plus adapté par rapport au(x) besoin(s) exprimé(s). Et non procéder de façon inverse.

My tweets…