Archive pour la catégorie ‘Web 2.0’

Vidéo sur internet, les formats éditoriaux qui marchent

Je suis allé à une intéressante conférence au CFPJ lab sur la vidéo : il faut dire que l’explosion de la vidéo sur internet – 27% de la bande passante sur internet en 2010 !! – booste la demande de JRI (journalistes reporters images) et autres Web TV.

Voici ce que j’en ai retenu. En terme d’audience, un « carton » c’est 1 million de vues / mois (Sarko avec Casse toi pauv’ c…) mais quand on fait 30000, c’est vraiment bien (combien a fait celle le l’Awwwvergne ?). En terme de durée, plus de 3 minutes c’est long mais c’est le sujet qui doit dicter la durée car 20 secondes sur des inondations c’est largement suffisant.

Ensuite parmi les différentes formes éditoriales de vidéos, voici ce qui marche :

1)      Les reportages et enquêtes marchent bien mais leur succès dépend de ce qu’on a à dire, à raconter. Surtout, avec les frais de déplacement et le montage, les coûts peuvent rapidement exploser. A noter que le buzz’ ne se programme pas même si une politique active sur les réseaux sociaux peut aider à le faire naitre.

2)      La reprise de témoignages à chaud est intéressante mais sa durée de vie est courte et elle doit s’insérer dans une actu chaude, un papier un peu plus sur le fond.

3)      Le « magazine » avec un rendez-vous régulier est en vogue (cf. sur 20 minutes) mais cela nécessite des moyens (un journaliste dédié, un lieu), un ton, particulier pour bien fonctionner. Il peut s’apparenter à ce que proposent aujourd’hui des TV locales en peut-être moins cher.

4)      Le zapping. Lui aussi est en vogue mais il peut poser des problèmes de droits (il s’appuie sur le droit de citation) et là encore, il a une vocation plutôt humoristique. Pas vraiment de la communication institutionnelle.

5)      Les tutoriaux. Voila un format qui pourrait être davantage utilisé par les collectivités pour expliquer le fonctionnement d’un outil, d’un service concret (le tri…)…

6)      Le making off : utilisé pour raconter la  confection du journal de Libé, on peut l’imaginer pour certains sujets pour les collectivités (comment travaille un service municipal, le fonctionnement d’un conseil de quartier …)

Les formats vidéo qui marchent nettement moins bien

1)      Les interviews, et cela intéressera (peut-être) les collectivités territoriales, ça marche mal, c’est souvent ennuyeux car il n’y a pas la pression/ la tension  du direct. A noter que le Talk du Figaro fait exception car il essaie de  recréer cette pression.

2)      Les éditos. Ils ont l’avantage d’être peu couteux mais la valeur ajoutée est faible.

3)      Le documentaire interactif. Il se veut inventer une nouvelle forme d’écriture en alternant témoignage, images, liens vers des contenus. Disons le tout de suite, le budget peut etre exponentiel et le format est plus expérimental qu’autre chose…

Enfin, et c’est essentiel : la vidéo doit raconter une histoire… Merci à la personne de la société de production vidée Bubble, qui a fait cet intéressant topo.

Mon Twitter mode d’emploi

Pas si facile de twitter… autant sur Facebook on a l’impression d’être de plain pied dans le web 2.0 après s’être juste inscrit, avoir invité son carnet d’adresse et mis une photo de sa personne… Ensuite, même si on ne met pas à jour son profil, ses « amis » sont là pour animer sa page sans qu’on ait grand chose à faire…Pour Twitter, c’est une autre histoire.

D’abord c’est pas si facile de savoir qui suivre (follow). Certes y a les grands classiques, genre suivre les membres du gouvernement, Bill Gates ou Britney Spears mais bon faut pas s’attendre, surtout de la part de cette dernière, à avoir des informations vraiment intéressantes. Ensuite faut éviter les bavards qui twittent à tout va avec des « suis en panne dans le métro » ou « l’amendement 214 a été adopté »… A cet égard les journalistes pro ne sont pas des garanties. Quand aux institutions, comme les collectivités locales, elles se bornent le plus souvent à annoncer les mises à jour de leur site et les événements à venir. Mais bon, tout ca pour dire que si je n’avais pas une petite idée des spécialistes TIC qui ont des choses intéressantes à dire dans mon domaine j’aurais eu bien du mal à savoir qui suivre…

Ensuite c’est bien de papoter mais pour quel public ? il s’agit en effet de recruter des « followers ». Sur ce sujet on trouvera plein de recettes miracles surtout du coté des blogs outre atlantique. Mais bon c’est souvent douteux. On pourra par exemple s’abonner systématiquement aux tweets des autres (avec des techniques dignes du spam) car c’est quasi mathématique on vous explique : plus on suit, plus on est suivi. Vive les moutons ! Dans les techniques plus intéressantes on signalera le fait de répondre à des tweets de personnes ayant beaucoup de followers : on aura alors des chances, si on dit des choses intéressantes, d’être repéré et suivi. Autre tactique, mettre des hashtags comme #LOPPSI ou #ACTA pour indiquer le thème que l’on traite et apparaitre plus facilement dans les recherches faites sur Twitter. Mais le rêve en fait, c’est la catastrophe. Si vous êtes le premier à parler d’un séisme, d’un accident, d’une histoire croustillante sur un « people », là c’est le succès garanti… mais bon, et après faudra les alimenter vos 100000 followers.

Mais bon je m’explique mieux cette statistique assez décevante : Twitter compterait 75 millions d’utilisateurs. Cependant 20 % des fils créés n’auraient aucun abonné et en décembre, seuls 17 % des utilisateurs ont posté un message…

Les bonnes manières sur Facebook… et la question des données perso

Une vidéo amusante sur ce qu’il vaut mieux éviter sur Facebook, en particulier en matière d’étalage de sa vie privée. A recommander aux ados.

2010 : la ruée des collectivités sur Twitter ?

Après second life en 2008 – vous vous rappelez, le truc en 3D sur lequel plusieurs collectivités ont créé leur « ile » et où même l’armée avait ouvert un bureau de recrutement –  et Facebook en 2009, 2010 sera peut-être l’année Twitter. Voici quelques suggestions d’usages pour les élus et collectivités qui souhaiteraient se lancer :

  • Médire de l’opposition pendant le conseil municipal (commentaires sur  la couleur de la cravate, les fotes de franssais, l’erreur sur le chiffre évoqué…)
  • Donner les résultats électoraux 2 secondes après le dépouillement,
  • Publier son agenda heure par heure,
  • Rappeler à ses « followers » de l’urgence à se faire vacciner (euh, enfin non c’est plus du tout dans l’air du temps)
  • Faire part de la mise en ligne d’un dossier de presse sur le site web de la collectivité à une liste de journalistes ayant un compte twitter (pas mal de « si », c’est vrai…)
  • Je vous laisse compléter par le fil tenu par Loic Hay : http://twitter.com/#list/LoicHay/collectivites-locales

Dans tous les cas, 2 sites utiles pour twitter efficace :

  • http://lolify.org/lol/ si vous voulez parler jeune/court et SMS  et être ainsi doublement branché « l’arreté sur les antennes est adopté », 37 signes donnera « larreT sur lé antene è adopT » (29 signes)
  • Des sites pour raccourcir les URL : http://www.tiny.cc/ ou http://www.tiny.cc/

Pageflip ou magazine feuilletables, difficile de s’y retrouver

Les magazines feuilletables sont à la mode dans le monde des collectivités territoriales et la plupart des grandes collectivités ont abandonné le magazine téléchargeable en PDF pour un feuilletage (les terme varient : ebook, emag, magazine feuilletable, feuilletage…) en ligne réalisé en Flash. Force est cependant de constater qu’il, est difficile de s’y retrouver dans les multiples offres qui fleurissent sur la toile. Y compris gratuites puisqu’un site comme issuu ou calaméo (en français) propose de publier gratuitement son ebook. Celui ci reste cependant hébergé chez issuu qui se rémunère par la pub. Par ailleurs ces feuilletage gratuits sont pas ou peu personnalisables. Coté offres payantes, c’est un peu la jungle avec une multitude de systèmes le plus souvent propriétaire – est généré un ensemble de fichiers que l’on ne peut plus modifier. Comment choisir , outre le prix (facturé à la page ou à l’ebook) il y a les fonctionnalités : zoom sélectif ou non, menus, téléchargement du PDF, insertion de média dans l’ebook (son, vidéo…)… Mais à force de « charger » l’ebook en fonctionnalités, on risque de faire une sorte de mini site dans le site, avec un contenu peu lisible et assez compliqué à utiliser. Ma recommandation est donc plutôt d’opter pour la simplicité et un magazine qui privilégie esthétique et lisibilité des contenus. Enfin, dernier point et non des moindres : le décret accessibilité des sites web vient d’être publié : accessibilité et flash font très mauvais ménage aussi va t il devenir indispensable de proposer plusieurs versions de l’ebook : PDF (qui peut être travaillé en accessibilité), HTML ou encore audio (quoique la voix de synthèse c’est un peu bof…

Une liste de prestataires suivra bientôt…

My tweets…