Articles avec le tag ‘Web 2.0’
Mon Twitter mode d’emploi
Pas si facile de twitter… autant sur Facebook on a l’impression d’être de plain pied dans le web 2.0 après s’être juste inscrit, avoir invité son carnet d’adresse et mis une photo de sa personne… Ensuite, même si on ne met pas à jour son profil, ses « amis » sont là pour animer sa page sans qu’on ait grand chose à faire…Pour Twitter, c’est une autre histoire.
D’abord c’est pas si facile de savoir qui suivre (follow). Certes y a les grands classiques, genre suivre les membres du gouvernement, Bill Gates ou Britney Spears mais bon faut pas s’attendre, surtout de la part de cette dernière, à avoir des informations vraiment intéressantes. Ensuite faut éviter les bavards qui twittent à tout va avec des « suis en panne dans le métro » ou « l’amendement 214 a été adopté »… A cet égard les journalistes pro ne sont pas des garanties. Quand aux institutions, comme les collectivités locales, elles se bornent le plus souvent à annoncer les mises à jour de leur site et les événements à venir. Mais bon, tout ca pour dire que si je n’avais pas une petite idée des spécialistes TIC qui ont des choses intéressantes à dire dans mon domaine j’aurais eu bien du mal à savoir qui suivre…
Ensuite c’est bien de papoter mais pour quel public ? il s’agit en effet de recruter des « followers ». Sur ce sujet on trouvera plein de recettes miracles surtout du coté des blogs outre atlantique. Mais bon c’est souvent douteux. On pourra par exemple s’abonner systématiquement aux tweets des autres (avec des techniques dignes du spam) car c’est quasi mathématique on vous explique : plus on suit, plus on est suivi. Vive les moutons ! Dans les techniques plus intéressantes on signalera le fait de répondre à des tweets de personnes ayant beaucoup de followers : on aura alors des chances, si on dit des choses intéressantes, d’être repéré et suivi. Autre tactique, mettre des hashtags comme #LOPPSI ou #ACTA pour indiquer le thème que l’on traite et apparaitre plus facilement dans les recherches faites sur Twitter. Mais le rêve en fait, c’est la catastrophe. Si vous êtes le premier à parler d’un séisme, d’un accident, d’une histoire croustillante sur un « people », là c’est le succès garanti… mais bon, et après faudra les alimenter vos 100000 followers.
Mais bon je m’explique mieux cette statistique assez décevante : Twitter compterait 75 millions d’utilisateurs. Cependant 20 % des fils créés n’auraient aucun abonné et en décembre, seuls 17 % des utilisateurs ont posté un message…
Drupal/Wordpress : la guerre des CMS n’aura pas lieu
Je suis allé à la Cantine entendre un débat sur les avantages respectifs des CMS Drupal et Wordpress. Wordpress (utilisé pour ce site
) aurait le vent en poupe, laissant derrière lui les Typepad et autres Blogspot (plateformes de blog propriétaires). Mais surtout, il permet de faire tout autre chose que de simples blogs. Ainsi, le site de la Gazette des communes est géré sous WP. Un choix qui n’aurait posé aucun problème d’usage aux journalistes de la Gazette, pas forcément très technophiles. Son atout essentiel serait l’ergonomie et la simplicité de son backoffice / module de mise à jour (je confirme : c’est simple). Mais attention à ne pas vouloir faire autre chose que du contenu éditorial (articles, brèves, insertion de vidéos, photos…). Certes, maintenant avec les « pages statiques » et les multiples plugins on peut faire d’autres choses, mais pas n’importe quoi non plus : WP n’est par exemple pas du tout adapté pour faire du e-commerce. Enfin, dernière évolution et non des moindre avec Buddypress, WP se transforme en outil de création de réseaux sociaux. L’agence 22mars travaille ainsi essentiellement avec cet outil et a fait le site LesDemocrates.
Coté Drupal, l’usine à gaz pour techos serait de l’histoire ancienne : les dernières versions sont davantage orientées utilisateur, mais il reste une « boite a outil » avec des fonctionnalités, des modules très riches mais qui exigent le recours à un mécano pour être orchestrés, mis en œuvre. Il gère néanmoins des sites de contenu tout à fait important dont rue89 et la Maison Blanche. Il est également utilisé pour créer des réseaux sociaux comme la toute nouvelle Coopol du PS créée par l’agence la Netscouade.
Comment choisir ? la réponse ne sera jamais simple. Une seule solution : bâtir un solide cahier des charges détaillé – quels besoins, qui mettra à jour, quelles fonctions indispensables, souhaitées, implantées à terme…- en se faisant éventuellement aider par un consultant. il reviendra alors aux prestataires proposer le CMS libre le plus adapté par rapport au(x) besoin(s) exprimé(s). Et non procéder de façon inverse.
Web 2.0 et collectivités : un cocktail à modérer
La ville de Toulouse vient d’annoncer la mise en ligne prochaine d’un site web 2.0 (voir l’info)… Derrière le « mot valise » à la mode se profilerait un site où les internautes toulousains pourraient créer leur propre espace web et échanger, dialoguer, y compris avec de la vidéo. Ce type d’initiative me laisse toujours assez sceptique : je ne suis pas certain que les élus ait beaucoup à gagner d’aller sur le terrain des Facebook, Twitter et autres Youtube. Car sans parler des moyens financiers qu’il faut pour mener ce genre de projet, il y a surtout la question de la modération. Au delà des risques de violation des nombreuses législations en vigueur (sur les propos racistes, les droits d’auteur en passant par les liens vers des sites interdits) et à venir (cf. Hadopi), il y a en effet le problème de modérer sans censurer. Quand on voit les rapports difficiles de la blogosphère avec les municipalités, ce n’est pas un scoop que de dire que le terrain est glissant. Bon courage aux futurs modérateurs…
Une collectivité sur second life, pour quoi faire…
Le Cantal, le Jura, le pays basque ou encore Rennes ont désormais leur « ile » sur Second life. Je dois dire que ce genre d’initiatives me laisse vraiment sceptique. Certes cela fait branché et dans le vent, certes cela permet de nouer des contacts avec des internautes plutôt jeunes et qu’une institution aura du mal à toucher par des canaux habituels (presse, web institutionnel)… Mais bon les statistiques me laissent assez froid : En janvier, 3 400 visiteurs de 37 nationalités ont découvert le département via Second Jura parait-il… et alors pour quoi faire ? Un russe se faisant passer pour une espagnole a rencontré une congolaise dans une fromagerie ? Non vraiment je nevois pas bien l’intérêt de ce type de dépense. Quel est au juste le retour sur investissement ? Ne serait-il pas plus « rentable » pour une collectivité d’investir massivement dans le référencement de ses sites touristiques et surtout – car il y a énormément à faire dans ce domaine – dans la création de sites touristiques véritablement multilingues. Oui, je sais c’est moins fun et plus couteux… mais non vraiment autant je comprends que certaines institutions et sociétés (les agences de renseignement, des entreprises de R&D…) s’intéressent à 2nd life pour repérer des geeks autant les collectivités, j’attends toujours les arguments.
Ces idées toutes faites sur web 2.0 et politiques
« Les parlementaires anglais utilisent Internet mais pas pour interagir » (article de l’atelier). Oh stupéfiant ! Comme si les parlementaires avaient le temps d’alimenter un blog, un profil Facebook, envoyer des messages sur Twitter et mettre à jour leur map sur Googlemaps… Ils ont déjà bien du mal à répondre à leur mail. Mais surtout, la base de tout mandat électoral est le contact sur le terrain : aller à la rencontre des gens, les recevoir et participer aux débats législatifs… d’abord dans l’hémicycle. Oui le web 2.0 c’est intéressant… quand on des collaborateurs pour s’en occuper (voir les équipes pléthoriques d’un Obama hyperprésent sur le web 2.0) ou que l’on a plus que ça à faire (voir un certain Alain Juppé au Québec).
